Archives pour la catégorie Rendez-vous « bio »

Rendez-vous avec l’araignée-nez-pointu

Rendez-vous avec l’araignée nez pointu
On nomme aussi ce petit crabe « crabe flèche », « crabe lance », ou « zagrien » (en créole).
On le rencontre couramment en Martinique dans le récif, dans une éponge tubulaire, sous les tentacules d’une anémone géante ou tout simplement dans une anfractuosité.


Ce tout petit crabe, de 4 à 6 cm, a un corps triangulaire brun orné de rayures sombres, et qui se termine par un rostre long et pointu. Ses longues pattes sont très minces comme celles d’une araignée, et se terminent par des pinces.
L’araignée nez pointu se nourrit de détritus d’origine organique.
Peu farouche, elle se laisse observer facilement par le plongeur.

D’après DORIS
Retrouvez la fiche complète sur doris.ffessm.fr
GOYEAU Alain, VASLET Amandine, PROUZET Anne in : DORIS, 16/02/2014 : Stenorhynchus seticornis (Herbst, 1788), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/563

Rendez-vous avec le corail méandreux

On l’appelle aussi « Méandrine ». Ce corail madréporaire se rencontre dans la plupart des récifs de 1 à 70 m de profondeur et sur les fonds de sable corallien (ce sont alors en général des formes libres de petite taille).
Les colonies sont massives et méandroïdes, formant souvent des plateaux épais ou de forme hémisphérique, de 10 cm à moins de 1 m de largeur. La couleur varie du gris au jaunâtre clair

Les vallées rayonnent à partir d’un point central, et se divisent à des intervalles réguliers, tout en maintenant une largeur constante.
Sur fond sableux, de jeunes spécimens libres et en forme de barquette s’observent couramment. Chez eux, la vallée n’est pas encore divisée .
Ce madréporaire se nourrit en paralysant de petits organismes par ses polypes munis de cellules venimeuses , et par des substances organiques synthétisées par des algues vivant en symbiose dans les tissus coralliens.
La fécondation est interne et le corail relâche une larve qui ira se fixer sur le substrat.

D’après DORIS
Retrouvez la fiche complète sur doris.ffessm.fr
LAMARE Véronique, LABOREL Jacques in : DORIS, 16/05/2016 : Meandrina meandrites (Linnaeus, 1758), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/723

Rendez-vous avec l’anémone tire-bouchon

On rencontre communément cette anémone dans les récifs coralliens et à proximité des herbiers et des mangroves, le plus souvent entre 3 et 40 mètres.
Elle vit généralement isolée, et peut atteindre 20 cm de diamètre avec les tentacules déployés. Les 100 à 200 tentacules sont fins, translucides ou bleuâtres, et flottent gracieusement dans l’eau en masquant la bouche étirée en fente, et le disque oral. Ils sont marqués nettement d’épaississements opaques en forme de spirales ou d’anneaux brisés. Le pied est généralement invisible, enfoncé dans une crevasse ou sous un bloc rocheux et solidement fixé au substrat.

Les juvéniles se nourrissent de zooplancton.
Les grands spécimens adultes capturent leurs proies (petits crustacés, vers, larves) en les paralysant au moyen de leurs tentacules urticants qui les amènent ensuite jusqu’à la bouche.
Cette anémone est hermaphrodite. La reproduction a lieu dans les mois les plus chauds.
Cette anémone a aussi la faculté de se cloner par lacération du pied.
Ses principaux ennemis sont les vers de feu, les étoiles de mer, les nudibranches.
Toutes sortes d’animaux trouvent refuge dans cette anémone: crevettes, araignée nez-pointu, crabe velu, et quelques poissons de petite taille, telles certaines espèces d’apogon.

D’après DORIS
Retrouvez la fiche complète sur http://doris.ffessm.fr
PROUZET Anne, SUTOUR Jean-Michel in : DORIS, 23/02/2016 : Bartholomea annulata (Lesueur, 1817), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/2584

Rendez-vous avec la monnaie caraïbe

La monnaie caraïbe est un petit mollusque qui vit sur les gorgones pour lesquelles elle est un prédateur. On la rencontre le plus souvent entre 2 et 15 mètres de fond.
Son nom vient du fait qu’entre le 17ème et le 19ème siècle, elle servait de monnaie d’échange aux Antilles entre les populations indigènes.

La coquille longue de 2 à 3 cm, blanchâtre ou beige, comporte à mi longueur une bosse caractéristique. Le manteau crème presque transparent, est recouvert de taches orangées, soulignées de noir, et peut recouvrir la totalité de la coquille. Il se rétracte à l’intérieur lorsque l’animal est dérangé.

Les juvéniles ressemblent en tous points aux adultes, mais avec une coquille lisse et sans bosse.

Ce petit mollusque gastéropode se nourrit exclusivement de gorgones.
La femelle pond les œufs après qu’ils aient été fécondés par le mâle.

Ne le ramassez pas, et laissez vivre ce joyau des Antilles!

D’après DORIS. Voir la fiche complète:

GOYEAU Alain, OMS Robert, PROUZET Anne in : DORIS, 28/07/2016 : Cyphoma gibbosum (Linnaeus, 1758), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/281

Rendez-vous avec l’arbre de Noël (spirobranche)

Ce ver tubicole sédentaire mesure une dizaine de centimètres de longueur.
On le reconnait à son son panache branchial de couleurs variées. Il s’incruste dans des coraux durs massifs, depuis la surface jusqu’à environ 30 m de profondeur. Les substrats préférés sont les coraux du genre Porites, ainsi que les coraux de feu. Le ver arbre de Noël ne perfore pas le squelette du corail dans lequel il vit. Lorsqu’on l’approche sans délicatesse, ce ver rentre son panache dans son tube en une fraction de seconde. Après quelques minutes d’attente il redéploie son panache branchial.

Il s’agit d’une espèce sessile qui utilise son panache branchial pour filtrer l’eau afin d’y puiser sa nourriture. Il se nourrit principalement de phytoplancton mais, à l’approche de la maturité sexuelle, il s’alimente également de petits organismes zooplanctoniques.

La reproduction est sexuée. La fécondation, externe, a lieu dans l’eau de mer après émission des gamètes (cellules sexuelles). Les larves sont planctoniques et ont une durée de vie dans le plancton comprise entre 9 et 12 jours. Après métamorphose, les juvéniles se fixent à la surface du corail, puis construisent leur tube calcaire. Ils seront dès lors enfouis dans le squelette du corail au cours de la croissance de ce dernier où ils mèneront une vie sédentaire semblable à celle des adultes.
Il pourrait vivre jusqu’à 40 ans!

D’après DORIS. Voir la fiche complète:

LAMARE Véronique, SCAPS Patrick in : DORIS, 10/02/2017 : Spirobranchus giganteus (Pallas, 1766), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/937