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Rendez-vous avec l’éponge vase fluorescente

Cette très belle éponge en forme de tube légèrement évasé, vit généralement en solitaire. Sa couleur varie du bleu au violet clair avec une fluorescence bleu vif.

Elle atteint jusqu’à 50 cm de hauteur pour un diamètre de 10 cm.
Comme la plupart des éponges, elle se nourrit en filtrant les particules microscopiques contenues dans l’eau.

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PROUZET Anne, VACELET Jean in : DORIS, 25/09/2016 : Callyspongia plicifera (Lamarck, 1814), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/534

Rendez-vous avec l’oursin diadème

L’oursin diadème porte des épines très longues (10 à 30 cm.), fines, pointues et souvent noires. Très cassantes, elles transpercent facilement la peau et peuvent causer des blessures douloureuses qui s’infectent souvent. Ces épines bougent rapidement, avec des mouvements amples dès que l’animal repère la moindre ombre.
Son test est noir, rigide, de forme ronde et aplatie. Il possède une bouche centrale sur sa face inférieure et un anus, central lui aussi, sur sa face supérieure.
On le rencontre depuis la surface jusqu’à 400 m de profondeur, dans des eaux calmes, sur des substrats durs ou meubles, les récifs de corail, les failles, les étendues d’algues, les herbiers ou sur les rochers.
Herbivore, il se nourrit la nuit de micro-algues ou de plantes qu’il recherche en particulier sur les récifs de coraux. Lorsque sa population est importante, c’est le principal « brouteur » qui empêche les algues d’envahir le récif. Dans les années 80, dans la zone Caraïbes, l’oursin diadème a subi une mortalité massive jusqu’à 97% par endroits. En même temps, les récifs de corail ont été envahis par une micro-algue, sa nourriture préférée, qui les a étouffés. Un peu plus tard, on a pu constater lors d’un retour massif de cet oursin, une importante régénération du récif.
On estime à présent que cet oursin maintient l’équilibre entre la croissance des coraux et des algues.
Son espérance de vie est de cinq ans environ.

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DIDIERLAURENT Sylvie, ROCHEFORT Gaël in : DORIS, 21/02/2017 : Diadema antillarum (Philippi, 1845), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/1718

Rendez-vous avec l’holothurie à points

Elle est aussi nommée Holothurie pointillée, holothurie verruqueuse, ou crotte d’âne.

L’holothurie à points se trouve préférentiellement sur les herbiers clairsemés et les fonds sableux ou caillouteux avec algues.

Elle peut atteindre 50 cm de long. Son tégument est épais, rigide, et sillonné de plis transversaux chez les vieux individus.
La face ventrale est aplatie et garnie de trois rangées de pieds ambulacraires.  
Des « verrues » coniques, plus ou moins alignées, sont dispersées sur le dos et alignées sur les côtés. La couleur est très variable, variant du beige au marron avec des taches soit plus claires, soit plus foncées. Plus rarement d’une couleur uniformément brune.
Les jeunes individus peuvent être dépigmentés ou au contraire d’un rouge brillant, jaunes ou orangés.

L’holothurie à points a une bouche en position ventrale, entourée d’une petite couronne de tentacules aplatis. Elle digère les éléments végétaux et les tout petits animaux qu’elle trouve dans le sédiment (petits gastropodes, crustacés…) et rejette le reste sous forme de « boudins de sable ».

Il arrive parfois qu’un petit poisson s’abrite dans son tube digestif où il s’introduit en marche arrière, par l’anus. Si cette cohabitation est certainement profitable au poisson qui se met ainsi à l’abri des prédateurs, on ignore dans quelle mesure elle est nocive pour l’holothurie.

l’holothurie à points est une championne de lenteur et ne parcourt pas plus de 50 centimètres par jour !

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PROUZET Anne, PERRIN Magali in : DORIS, 21/10/2018 : Isostichopus badionotus (Selenka, 1867), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/1946

Photos holothurie à points: media commons / laszlo-photo

Rendez-vous avec la langouste à bandes rouges

On l’appelle aussi « langouste caraïbe ».
C’est une espèce timide qui, malgré sa très large répartition géographique, reste rare. Cette petite langouste de coloration rouge orangé peut atteindre 15 cm maximum, en général 10 cm.
Elle possède deux larges cornes incurvées vers l’avant au dessus des yeux pédonculés, gros et noirs. La première paire d’antennes est fine, et se termine en V. Elle est surmontée par deux grandes antennes plus longues que le corps, avec des bandes blanches.
On peut observer un point blanc sur le flanc de chaque segment abdominal.


Elle vit entre 1 et 300 m de profondeur, mais le plus souvent entre 50 et 100 m.
La langouste à bandes rouges se nourrit la nuit. il est probable que comme les autres langoustes, elle soit carnivore ou omnivore. Ses prédateurs principaux sont des mérous, et parfois des murènes.
Les sexes sont séparés. Lors de l’accouplement, les 2 partenaires mettent en contact leur sternum. Le mâle y dépose une poche gélatineuse contenant les spermatozoïdes. La femelle incube ses œufs sous son abdomen.
Comme toutes les langoustes, elle peut se propulser en arrière en cas de fuite, par petits bonds, en repliant son abdomen de manière répétée et très rapide.
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LE BRIS Sylvain, NOËL Pierre in : DORIS, 02/04/2014 : Justitia longimana (H. Milne Edwards, 1837) , http://doris.ffessm.fr/ref/specie/2983

Rendez-vous avec le corail stylaster

On l’appelle aussi corail-dentelle. Il se présente sous forme de petites colonies calcaires, branchues, de 3 à 20 cm. Les ramifications très fines sont extrêmement fragiles.
les couleurs varient du rose au mauve.

Les coraux-dentelle vivent à l’ombre et se rencontrent souvent à une profondeur de 5 à 30 m, sous les voûtes, arches, fentes et entrées des grottes du récif tropical (la faille du Rocher du Diamant en est pleine).

il semble que le corail-dentelle rose soit hermaphrodite
La dispersion larvaire est faible. Les larves s’installent à proximité de la colonie-mère.

il est généralement considéré comme non urticant par les plongeurs, ce qui n’autorise pas pour autant de le prélever, même s’il conserve indéfiniment sa jolie apparence une fois sorti de l’eau!

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OMS Robert, GOYEAU Alain, PROUZET Anne in : DORIS, 28/12/2016 : Stylaster roseus (Pallas, 1766), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/285