Archives pour la catégorie échinoderme

Rendez-vous avec l’oursin diadème

L’oursin diadème porte des épines très longues (10 à 30 cm.), fines, pointues et souvent noires. Très cassantes, elles transpercent facilement la peau et peuvent causer des blessures douloureuses qui s’infectent souvent. Ces épines bougent rapidement, avec des mouvements amples dès que l’animal repère la moindre ombre.
Son test est noir, rigide, de forme ronde et aplatie. Il possède une bouche centrale sur sa face inférieure et un anus, central lui aussi, sur sa face supérieure.
On le rencontre depuis la surface jusqu’à 400 m de profondeur, dans des eaux calmes, sur des substrats durs ou meubles, les récifs de corail, les failles, les étendues d’algues, les herbiers ou sur les rochers.
Herbivore, il se nourrit la nuit de micro-algues ou de plantes qu’il recherche en particulier sur les récifs de coraux. Lorsque sa population est importante, c’est le principal « brouteur » qui empêche les algues d’envahir le récif. Dans les années 80, dans la zone Caraïbes, l’oursin diadème a subi une mortalité massive jusqu’à 97% par endroits. En même temps, les récifs de corail ont été envahis par une micro-algue, sa nourriture préférée, qui les a étouffés. Un peu plus tard, on a pu constater lors d’un retour massif de cet oursin, une importante régénération du récif.
On estime à présent que cet oursin maintient l’équilibre entre la croissance des coraux et des algues.
Son espérance de vie est de cinq ans environ.

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DIDIERLAURENT Sylvie, ROCHEFORT Gaël in : DORIS, 21/02/2017 : Diadema antillarum (Philippi, 1845), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/1718

Rendez-vous avec l’holothurie à points

Elle est aussi nommée Holothurie pointillée, holothurie verruqueuse, ou crotte d’âne.

L’holothurie à points se trouve préférentiellement sur les herbiers clairsemés et les fonds sableux ou caillouteux avec algues.

Elle peut atteindre 50 cm de long. Son tégument est épais, rigide, et sillonné de plis transversaux chez les vieux individus.
La face ventrale est aplatie et garnie de trois rangées de pieds ambulacraires.  
Des « verrues » coniques, plus ou moins alignées, sont dispersées sur le dos et alignées sur les côtés. La couleur est très variable, variant du beige au marron avec des taches soit plus claires, soit plus foncées. Plus rarement d’une couleur uniformément brune.
Les jeunes individus peuvent être dépigmentés ou au contraire d’un rouge brillant, jaunes ou orangés.

L’holothurie à points a une bouche en position ventrale, entourée d’une petite couronne de tentacules aplatis. Elle digère les éléments végétaux et les tout petits animaux qu’elle trouve dans le sédiment (petits gastropodes, crustacés…) et rejette le reste sous forme de « boudins de sable ».

Il arrive parfois qu’un petit poisson s’abrite dans son tube digestif où il s’introduit en marche arrière, par l’anus. Si cette cohabitation est certainement profitable au poisson qui se met ainsi à l’abri des prédateurs, on ignore dans quelle mesure elle est nocive pour l’holothurie.

l’holothurie à points est une championne de lenteur et ne parcourt pas plus de 50 centimètres par jour !

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PROUZET Anne, PERRIN Magali in : DORIS, 21/10/2018 : Isostichopus badionotus (Selenka, 1867), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/1946

Photos holothurie à points: media commons / laszlo-photo

Rendez-vous avec l’oursin-lance

Cet oursin, appelé aussi oursin-crayon gris, sort plutôt la nuit pour broutent le tapis d’algues encroûtantes et de microorganismes qui se développent sur le substrat. il se nourrit aussi bien d’algues que de bryozoaires, éponges, fragments de coraux et restes d’animaux morts.

Il porte deux types de piquants très différents : de gros piquants cylindriques, rose à marron rougeâtre, et d’autres, aplatis, en forme de palettes, d’un blanc grisâtre ou rosâtre. Le test est quasi-sphérique et de petite taille (il mesure au maximum 6 cm de diamètre).

Il vit dans les lagons et les récifs coralliens. On le trouve aussi dans les herbiers, généralement en eaux peu profondes.

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PROUZET Anne, ZIEMSKI Frédéric in : DORIS, 23/08/2018 : Eucidaris tribuloides (Lamarck, 1816), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/2026

Rendez-vous avec l’ophiure

Cet échinoderme possède des bras longs, très fins et fragiles dont la longue varie de 6 à 9cm
Le disque central atteint 2 cm au maximum
On trouve généralement cette ophiure à toutes les profondeurs, sur des éponges mais aussi sur d’autres invertébrés marins, tels que des gorgones ou du corail de feu.
microphage, elle sort de son abri pour se nourrir la nuit. C’est un filtreur passif qui recueille les fines particules qui se collent au mucus qui recouvre ses piquants.
Les femelles peuvent pondre jusqu’à 47 500 œufs de 0,13 mm de diamètre

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LAMARE Véronique, ZIEMSKI Frédéric in : DORIS, 28/12/2014 : Ophiothrix (Acanthophiothrix) suensoni Lütken, 1856, http://doris.ffessm.fr/ref/specie/703

Rendez-vous avec le gorgonocéphale géant

On l’appelle aussi Astrophyton géant, ou ophiure tête de méduse.
Accroché à un support, cet animal forme une boule serrée le jour et déploie ses bras la nuit.
On peut voir ce gorgonocéphale dans la région des Caraïbes, où il évolue entre 6 m et 30 m de profondeur. Dans la journée, il se niche dans les anfractuosités des récifs, les éponges géantes ou les éponges barriques, ou encore sur les gorgones ou certains coraux. Il est alors replié sur lui-même pour former une boule compacte. La nuit il se positionne au sommet d’un support et déplie ses 5 bras. Ceux-ci se divisant chacun en quatre branches, de taille différente, les plus longues servant à se nourrir.
Sa couleur varie du brun foncé au jaune brun. Le disque central peut mesurer jusqu’à 8 cm, et ses bras peuvent atteindre 1 m d’envergure.
L’animal se nourrit de plancton après le crépuscule en se juchant en haut d’un support et en piégeant le plancton à l’aide de fines branches armées de crochets.
Il attrape aussi des copépodes et autres petits organismes d’une taille pouvant aller jusqu’à 3 cm.
l’animal déployé la nuit pour se nourrir, se met en boule, dès qu’il est éclairé par une lampe de plongée.
l’astrophyton est ovipare à sexes séparés. Les larves sont d’abord planctoniques puis se fixent.

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PLAS PETRE Isabelle, HUET Sylvie, PROUZET Anne in : DORIS, 25/10/2014 : Astrophyton muricatum (Lamarck, 1816), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/1264