Archives pour la catégorie Rendez-vous « bio »

Rendez-vous avec la crevette de Pederson

Le corps et les pattes sont transparents. Le corps qui présente un angle marqué au niveau de l’abdomen est orné de dessins mauves.
Les longues antennes sont blanches
Cette crevette de 2 à 3 cm de longueur vit entre 3 et 25 mètres de profondeur en association avec plusieurs espèces d’anémones.
Elle se nourrit de parasites qui vivent sur les poissons.
Elle attire son hôte par un mouvement vibratoire latéral de ses antennes blanches. Lorsque le poisson est posé sur le fond, elle nage vers lui et commence le nettoyage, entrant même parfois dans la bouche et dans les cavités branchiales.

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GOYEAU Alain, OMS Robert, PROUZET Anne in : DORIS, 28/07/2016 : Ancylomenes pedersoni (Chace, 1958), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/418

Rendez-vous avec la crevette du Yukatan

On l’appelle aussi crevette nettoyeuse tachetée

Elle vit entre 3 et 25 mètres de profondeur en association avec plusieurs espèces d’anémones (serpentin, géante, à rameaux…) dans lesquelles elle se cache au premier signe d’alerte.
Son corps est transparent et porte des taches ocellées blanches ou ocre sur le dos, le flanc et la queue.
Ses pattes et les pinces sont rayées de bandes blanches, bleues et rouges
Elle est dotée de deux paires de longues antennes blanches

Elle se nourrit de parasites qui vivent sur les poissons qu’elle attire en agitant lentement ses antennes blanches.

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GOYEAU Alain, OMS Robert, PROUZET Anne in : DORIS, 27/07/2016 : Periclimenes yucatanicus (Ives, 1891), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/421

Rendez-vous avec le gorgonocéphale géant

On l’appelle aussi Astrophyton géant, ou ophiure tête de méduse.
Accroché à un support, cet animal forme une boule serrée le jour et déploie ses bras la nuit.
On peut voir ce gorgonocéphale dans la région des Caraïbes, où il évolue entre 6 m et 30 m de profondeur. Dans la journée, il se niche dans les anfractuosités des récifs, les éponges géantes ou les éponges barriques, ou encore sur les gorgones ou certains coraux. Il est alors replié sur lui-même pour former une boule compacte. La nuit il se positionne au sommet d’un support et déplie ses 5 bras. Ceux-ci se divisant chacun en quatre branches, de taille différente, les plus longues servant à se nourrir.
Sa couleur varie du brun foncé au jaune brun. Le disque central peut mesurer jusqu’à 8 cm, et ses bras peuvent atteindre 1 m d’envergure.
L’animal se nourrit de plancton après le crépuscule en se juchant en haut d’un support et en piégeant le plancton à l’aide de fines branches armées de crochets.
Il attrape aussi des copépodes et autres petits organismes d’une taille pouvant aller jusqu’à 3 cm.
l’animal déployé la nuit pour se nourrir, se met en boule, dès qu’il est éclairé par une lampe de plongée.
l’astrophyton est ovipare à sexes séparés. Les larves sont d’abord planctoniques puis se fixent.

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PLAS PETRE Isabelle, HUET Sylvie, PROUZET Anne in : DORIS, 25/10/2014 : Astrophyton muricatum (Lamarck, 1816), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/1264

Rendez-vous avec l’aigle de mer

On l’appelle aussi « ange », ou « raie léopard »
Son corps est en forme de losange, d’une largeur courante de 1 m à 1,5 m selon le sexe, avec des taches blanches sur un manteau foncé. Sa longue queue est effilée (environ 2,2 fois la largeur du disque), sa tête aplatie. Le museau long est en forme de bec de canard. Elle est équipée de deux à six aiguillons venimeux positionnés juste derrière une petite nageoire dorsale. La piqûre est très douloureuse pour les humains et peut infliger de sérieuses blessures.

On peut rencontrer cette raie en pleine eau, depuis la surface jusqu’à 80 m de profondeur. Cette espèce, essentiellement diurne, peut se déplacer très vite et parcourir de grandes distances, voire traverser les bassins océaniques. Elle nage proche de la surface, souvent en groupe de plusieurs individus

L’aigle de mer consomme principalement des mollusques et des crustacés, mais les adultes peuvent se nourrir de poissons de taille importante, benthiques, et possèdent de puissantes dents broyeuses. Cette raie utilise sa tête aplatie pour fouiller le sable et localise les proies à l’aide d’organes sensoriels.

En période de reproduction, les individus se regroupent au-dessus de vastes étendues sableuses. La femelle est souvent poursuivie par un ou plusieurs mâles et peut s’accoupler avec 3 ou 4 mâles en une heure. L’espèce est ovovivipare: les œufs se développent et éclosent dans le ventre de la femelle après douze mois de gestations. 1 à 4 petits par portée. A la naissance les petites raies mesurant environ 33 à 36 cm d’envergure sont complètement achevées.

L’UICN classe l’aigle de mer comme « possiblement en danger dans le futur ». Ce classement se justifie par la faible fécondité de cette espèce et par la pression de pêche qu’elle subit.

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CORNEILLE Céline, HUET Sylvie, LE BRIS Sylvain in : DORIS, 10/11/2018 : Aetobatus narinari (Euphrasen, 1790), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/1521

Rendez-vous avec la raie pastenague

Très commune aux Caraïbes, la pastenague américaine est un poisson cartilagineux, comme le requin. Elle fréquente des eaux  dont la température varie entre 15 et 30 °C. On la rencontre fréquemment dans les baies et les estuaires, depuis la surface jusqu’à 50 m de profondeur environ. Elle est souvent posée sur les fonds sableux, voire enfouie ne laissant dépasser que les yeux et les opercules branchiaux.  Elle fréquente également les stations de nettoyage où elle est prise en charge par la girelle à tête bleue.

Elle possède un corps en forme de losange. Sa longueur sans la queue varie de 90 cm à 150 cm au maximum. Son dos est marron clair à noir et son ventre blanc est bordé de gris ou marron. La pastenague américaine est dotée d’un ou deux dards venimeux sur le pédoncule caudal. Sa queue en forme de fouet, est mince, plus longue que la largeur du corps, et de couleur brun foncé.

La pastenague américaine se nourrit principalement de bivalves et de vers, mais aussi de crustacés, crabes et petits poissons. Elle chasse à l’aube et au crépuscule, en creusant le sable afin d’en extraire les invertébrés et poissons qui s’y cachent.

L’accouplement des pastenagues américaines a lieu avec étreinte, le mâle se tenant sur le dos de la femelle. Les œufs sont « pondus » dans les voies génitales femelles, et les embryons se développent dans le corps de celle-ci. Après incubation, les œufs éclosent dans la mère.
La longévité de la pastenague américaine est mal connue, mais on la situe entre douze ou treize ans.

La pastenague américaine se laisse volontiers approcher. Attention, elle possède un dard très dangereux si on l’importune.

D’après DORIS

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HUET Sylvie, ROCHEFORT Gaël, FEY Laurent in : DORIS, 17/06/2016 : Dasyatis americana Hildebrand & Schroeder, 1928, http://doris.ffessm.fr/ref/specie/1835