Archives pour la catégorie poissons osseux

Rendez-vous avec le chevalier lancier

Le corps du chevalier lancier (qu’on appelle aussi poisson étendard en Martinique) est blanc, y compris les nageoires, et porte trois rayures noires. La première nageoire dorsale, très allongée, est effilée à sa pointe.

Mis à part la taille, les adultes et les juvéniles sont quasiment identiques. La forme générale de ce poisson le fait parfois confondre avec le « Chevalier Ponctué ». Les juvéniles des deux espèces, très ressemblants, se distinguent surtout grâce à une marque entre les deux yeux.
On rencontre ce poisson, relativement peu commun, dans les eaux claires des récifs où il vit, souvent en solitaire, près de petites grottes ou sous des surplombs.

Le chevalier lancier se nourrit la nuit, lorsqu’il quitte son abri à la recherche de petits crustacés , de vers ou de gastéropodes, mais on peut le trouver aussi de jour sur les zones sableuses,

Les chevaliers peuvent  faire vibrer leur vessie natatoire, ce qui produit un son sourd qui résonne comme un roulement de tambour.

D’après DORIS. Voir la fiche complète:

SUTOUR Jean-Michel, GOYEAU Alain, PROUZET Anne in : DORIS, 27/12/2015 : Equetus lanceolatus (Linnaeus, 1758), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/983

Photo Anne Prouzet

Rendez-vous avec le bijou

Ce poisson demoiselle (Microspathodon chrysurus) est une espèce territoriale habitant les récifs coralliens. On l’appelle souvent « bijou » en Martinique.

Les juvéniles sont les plus jolis à observer avec leur livrée bleu foncé parsemée de points bleus clairs et une queue transparente. La livrée des adultes est plus terne, et leur queue est jaune.

Ils vivent généralement  dans les eaux très peu profondes des récifs coralliens, dans les anfractuosités, près des zones escarpées avec des trous pour s’abriter et où on trouve beaucoup de corail de feu .

Ils se nourrissent principalement d’algues mais également des polypes du corail de feu ainsi que d’autres invertébrés et déparasitent occasionnellement les autres espèces de poissons.

Rendez-vous avec le rémora

Il existe 8 espèces de rémoras, toutes présentes dans la zone Atlantique Ouest. On le rencontre en pleine eau, sur les récifs coralliens et dans les zones côtières peu profondes ou accroché à ses hôtes ( en Martinique le plus souvent une tortue). Le corps est très effilé et allongé. Il est généralement reconnaissable à sa bande longitudinale sombre (noire ou bleu foncé) bordée de blanc le long des flancs. Le ventre est blanc. Ce poisson-ventouse peut atteindre 1 mètre environ, et peser jusqu’à 2,3 kg.

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Deux remoras fixés sous une tortue.

La tête est aplatie avec un rostre triangulaire, et sa partie supérieure supporte une sorte de ventouse. Celle-ci permet au rémora fuselé de se fixer sur d’autres animaux, et  de se laisser ainsi transporter (requins, raies, tortues, mammifères marins), tout en filtrant l’eau pour capturer des organismes planctoniques. Lorsqu’il est fixé sur le dos de son hôte, il se retrouve à l’envers… Si le rémora tire bénéfice de sa relation avec son hôte, ce dernier n’en tire ni préjudice, ni bénéfice tangible.

Il se nourrit des crustacés parasites de son hôte ou des restes alimentaires que celui-ci laisse échapper. Lorsqu’il est autonome sur les récifs coralliens, il capture ses proies en pleine eau (crabes, calmars, petits poissons).
Les juvéniles peuvent être assimilés à des poissons nettoyeurs, et officient sur des poissons-perroquets.

Les sexes sont séparés et la fécondation est externe. La ponte a lieu du printemps à l’été. Lors de l’éclosion, les larves mesurent 5 à 7 mm et leur corps n’est pas complètement formé. Le juvénile vit librement pendant un an jusqu’à ce qu’il atteigne 3 cm de longueur. A ce moment là, il se fixera sur un poisson hôte. La maturité sexuelle est atteinte entre 3 et 5 ans.

D’après Doris. Retrouver la fiche plus complète sur DORIS
FEUGAS Marie-Pierre, LAMARE Véronique in : DORIS, 02/08/2017 Echeneis naucrates Linnaeus, 1758, http://doris.ffessm.fr/ref/specie/2349

Photo Ryan Photographic http://www.ryanphotographic.com/index.htm

Rendez-vous avec le poisson-ange des Caraïbes

Ces poissons sont craintifs et difficiles à approcher. Les plongeurs les rencontrent souvent en couple. Avec son corps noir, sa tête et sa queue jaunes, l’Ange des Caraïbes est l’un des plus jolis poissons de la région. Les juvéniles ont le corps entièrement jaunes, avec une tache noire entourée de bleu sous la nageoire dorsale (ils ne dépassent pas 5 cm). Adulte, il peut atteindre une taille de 20 à 30 cm.


Il se nourrit d’algues et d’invertébrés fixés : éponges et coraux.
Comme tous les poissons-anges, Holacanthus tricolor naît femelle et pourra devenir mâle à partir d’une certaine taille.
Ces poissons forment des couples pérennes qui défendent farouchement leur habitat contre leurs congénères. Le frai se déroule en pleine eau, en fin de journée. Ils montent rapidement vers la surface en libérant de grandes quantités de sperme et d’œufs transparents et pélagiques. Après l’éclosion, les larves vivent parmi le plancton où elles vont atteindre la taille de 15 à 20 mm en trois ou quatre semaines. Elles s’installent par la suite sur le récif corallien.

D’après DORIS. Retrouver la fiche plus complète sur http://doris.ffessm.fr
SUTOUR Jean-Michel, PERRIN Magali, PROUZET Anne in : DORIS, 15/10/2014 : Holacanthus tricolor (Bloch, 1795), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/1226

Rendez-vous avec le platax

Le platax est curieux et peu craintif. Comme il est souvent sédentaire, il s’habitue à la présence des plongeurs et n’hésite pas à s’en approcher.
Sa taille moyenne avoisine 45 cm mais peut atteindre 90 cm. Son corps, très aplati littéralement, est argenté avec des bandes noires verticales et le front bombé.


C’est un poisson de récif corallien qui peut également vivre auprès d’un environnement artificiel (jetées, quais, plates-formes offshore).
Il vit près des côtes, entre 3 et 25 m de profondeur. Il évolue en banc, parfois très importants. En pleine eau, il peut former des groupes de 500 individus! Toutefois, en Martinique, les grands bancs ont quasiment disparu du fait de la pêche. On les rencontre plutôt par groupe d’une dizaine d’individus.
Les juvéniles préfèrent les herbiers ou le sable à faible profondeur, mais aussi les mangroves et les eaux saumâtres.
Le platax est omnivore : il se nourrit d’algues, d’éponges et de petits invertébrés (crevettes, crabes, vers, …). Il peut aussi avaler de petits poissons.
La période de reproduction a lieu une fois par an. La fécondation est externe.

D’après DORIS http://doris.ffessm.fr

Retrouvez la fiche complète sur DORIS:

DIDIERLAURENT Sylvie, SUTOUR Jean-Michel in : DORIS, 16/03/2018 : Chaetodipterus faber (Broussonet, 1782), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/1830