Archives pour la catégorie Mollusque

Rendez-vous avec le calmar de récif

Ce céphalopode de petite taille habite les récifs coralliens entre 0 et 20 mètres.
On le rencontre en banc, les individus disposés en ligne.
De couleur verte à brun tacheté, plus claire sur le ventre, son corps en forme de torpille, est entouré presque entièrement d’une membrane ondulante qu’on dirait irrisée.
La tête est prolongée de 8 petits bras autour de la bouche et de 2 tentacules plus longs armés de ventouses. Avec ses deux énormes yeux, le calmar de récif possède les plus grands yeux du règne animal en proportion par rapport au corps.

Les jeunes se trouvent plutôt près des côtes, cachés lorsqu’ils peuvent dans la végétation.
A l’âge adulte, il mesure entre 11 et 20 cm. Les calmars de récif se déplacent en faisant onduler leur nageoire périphérique, à reculons c’est-à-dire le corps vers l’avant, la tête et les tentacules vers l’arrière. En cas de danger, ils peuvent se propulser violemment, toujours vers l’arrière, en crachant un jet d’eau par le siphon situé sous le manteau. Un calmar en fuite peut projeter de l’encre

Le calmar de récif se nourrit principalement de petits poissons tels que sardines, anchois, qu’il chasse plutôt la nuit, grâce à ses longs tentacules

Pour se reproduire, le couple choisit un rocher ou une crevasse à l’abri dans le récif de corail. La femelle y dépose plusieurs capsules longues de 5 ou 6 mm et de couleur jaunâtre, attachées par une extrémité. Chacune de ces capsules gélatineuses contient 3 ou 4 œufs.

Les calmars de récif ont la capacité de changer rapidement et radicalement la pigmentation de leur peau pour envoyer des signaux d’alerte à leurs congénères ou d’intimidation à leurs prédateurs. Le contrôle de la pigmentation est si précis qu’un individu peut afficher des messages de couleurs différentes sur son flanc gauche et sur son flanc droit.

Voir la fiche complète sur DORIS
ROBLIN-BRIEU Anne-Lise, GOYEAU Alain, PROUZET Anne in : DORIS, 16/10/2017 : Sepioteuthis sepioidea (Blainville, 1823), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/1218

Rendez-vous avec la monnaie caraïbe

La monnaie caraïbe est un petit mollusque qui vit sur les gorgones pour lesquelles elle est un prédateur. On la rencontre le plus souvent entre 2 et 15 mètres de fond.
Son nom vient du fait qu’entre le 17ème et le 19ème siècle, elle servait de monnaie d’échange aux Antilles entre les populations indigènes.

La coquille longue de 2 à 3 cm, blanchâtre ou beige, comporte à mi longueur une bosse caractéristique. Le manteau crème presque transparent, est recouvert de taches orangées, soulignées de noir, et peut recouvrir la totalité de la coquille. Il se rétracte à l’intérieur lorsque l’animal est dérangé.

Les juvéniles ressemblent en tous points aux adultes, mais avec une coquille lisse et sans bosse.

Ce petit mollusque gastéropode se nourrit exclusivement de gorgones.
La femelle pond les œufs après qu’ils aient été fécondés par le mâle.

Ne le ramassez pas, et laissez vivre ce joyau des Antilles!

D’après DORIS. Voir la fiche complète:

GOYEAU Alain, OMS Robert, PROUZET Anne in : DORIS, 28/07/2016 : Cyphoma gibbosum (Linnaeus, 1758), http://doris.ffessm.fr/ref/specie/281

Rendez-vous avec le chatrou

Avec ses huit bras garnis de deux rangées de ventouses et ses yeux à pupilles fixes, le chatrou (poulpe) est un animal gracieux et très intelligent. Il est capable de résoudre des problèmes peu habituels, lorsqu’il doit s’alimenter, par exemple. Casanier, habitué des amas rocheux mais aussi des fonds sableux ou vaseux et des herbiers, le poulpe est attaché à un territoire où il possède son propre gîte. Vous repèrerez facilement ce dernier par l’accumulation de déchets qui en masque l’entrée.
Ses facultés mimétiques lui permettent de se confondre avec n’importe quel milieu.

Le chatrou

Les huit bras en étoile sont réunis par une membrane et forment une couronne au centre de laquelle s’ouvre la bouche avec son « bec de perroquet ». En cas d’amputation, l’animal est capable de régénérer son tentacule. La partie ventrale du manteau comporte la cavité palléale* où se trouvent les branchies. Cette cavité débouche sur un entonnoir renversé formant une sorte de tuyère qui sert à chasser l’eau de la cavité palléale sous l’effet des contractions du manteau. Le principe de réaction permet un déplacement propulsif unique dans la nature.
En cas de danger, le poulpe peut émettre un « nuage d’encre ». Beaucoup de plongeurs « traumatisent » les poulpes en jouant avec eux jusqu’à ce qu’ils projettent leur encre. À NE PAS FAIRE! Ce système de défense demande une forte dépense énergétique par l’animal. Le poulpe est joueur mais laissez-lui l’initiative!.

Le poulpe adulte atteint un poids moyen  de 3 kilos, pour une  taille d’environ 60 cm (parfois le double).

Animal carnivore, le poulpe se nourrit essentiellement de crustacés, de mollusques céphalopodes et bivalves et très rarement de poissons.

Pendant l’accouplement,  le mâle se sert de son troisième bras pour injecter ses spermatophores, La femelle pond ses œufs (100 000 à 500 000) agglomérés en une cinquantaine de grappes en les fixant au plafond de sa grotte de ponte. Elle ventilera sa ponte jusqu’à éclosion (de 24 à 125 jours), sans s’alimenter durant toute cette période. Elle meurt à la fin de l’éclosion.

D’après DORIS. Voir la fiche complète:

AUSSEL Didier, DUCASSY Jean-Marie, ANDRÉ Frédéric in : DORIS, 24/04/2018 : Octopus vulgaris Cuvier, 1797, http://doris.ffessm.fr/ref/specie/847